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L’Odyssée de Montalembert
Tels Enée et ses compagnons, nous partîmes un après-midi d’avril à la recherche de notre passé. Direction Rome, Naples et sa région.
Tout au long de notre périple, nous dûmes contourner de multiples obstacles. Pas de Cyclopes, ni de sirènes sur notre route, mais un nombre incalculable de musiques inconnues enivrantes pour certains, entêtantes pour d’autres !
Epuisés par notre parcours, nous touchâmes enfin au but par une journée bénie des Dieux. Quel ne fut pas notre joie lorsque nous aperçûmes Rome ! En un clin d’œil, nous venions d’effectuer un incroyable voyage dans le temps : nous pouvions sans peine entendre la foule du Colisée acclamer ses gladiateurs ! Notre fatigue était oubliée, nous savourions le moment présent … et le premier repas en terre italienne. Ravis d’être ensemble !
Mais le voyage ne faisait que commencer….et nous allions vite découvrir d’autres merveilles.
Nous reprîmes la route pour Naples à la recherche des cités enfouies. Notre première halte nous permit de cerner toutes les richesses d’Herculanum, ville balnéaire habitée par de riches romains. Au détour des rues, nous nous retrouvions pour savourer un verre de vin pur à l’un des nombreux fast-foods de la ville.
A Pompéi, où nous firent également escale, le même sentiment nous enivra : la Fortune nous permettait de réaliser un voyage extraordinaire ! Nous marchions sur les traces de nos ancêtres, foulions leurs rues. Ils nous ouvraient les portes de leurs demeures et nous confiaient la lourde de tâche de transmettre à la postérité quelques unes de nos découvertes.
C’est en visitant les Solfatares que nous prîmes pleinement conscience du danger qui nous menaçait. Malgré notre légèreté apparente, nous étions peu rassurés face à ses fumées de souffre. Le souvenir du
Vésuve hantait nos esprits.
Un repos fort bien mérité nous attendait…. Décidemment la Fortune veillait sur nous ! Elle nous protégeait depuis notre arrivée des « conducteurs italiens » et nous offrait maintenant un instant de grâce à Capri, où nous pûmes profiter des bienfaits de la mer avant de regagner notre terre natale.
Nous avions atteint nos objectifs. Nos Cinquante Compagnons et nous-mêmes revenions plus unis que jamais, plus riches aussi : conscients qu’un passé commun nous unissait et que nous avions la mission de le transmettre dès notre retour !
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